Le travailleur a le droit de s’absenter du travail sans maintien de son salaire si :
  • un enfant mineur qui cohabite avec lui ne peut pas se rendre à la crèche, à l’école ou en classe en raison d’une fermeture de l’établissement ou parce que l’enfant doit être mis en quarantaine pour une autre raison afin de limiter la propagation du coronavirus ;
  • il a un enfant handicapé à charge, quel que soit l’âge de cet enfant, et que cet enfant ne peut pas se rendre dans un centre d’accueil de personnes handicapées ou à la suite d’une mesure visant à limiter la propagation du coronavirus.
          Ce principe s’applique aussi aux prestations de services ou aux traitements intra-muros ou extra-muros
          organisés ou reconnus par les Communautés.
 
Le travailleur dispose de ce droit pendant toute la période sur laquelle porte l’attestation ou la recommandation.

Le travailleur qui travaille à domicile (télétravaille) peut également recourir à cette forme d'absence.
 
Si le travailleur cohabite avec l’autre parent de l’enfant, seul un des deux parents peut avoir recours à ce droit pour la même période.
 
Le droit est valable en cas de fermeture de la classe ou de l’établissement.
 
Ce droit vaut désormais pour toutes les situations dans lesquelles un enfant ne peut pas se rendre à la crèche, à l’école, en classe ou dans le centre d’accueil des personnes handicapées à la suite d’une mesure visant à limiter la propagation du coronavirus.
Il s’agit des situations suivantes :
  • l’enseignement à distance dispensé en alternance sans que l’école ou la classe ne soit fermée ; et
  • les cas où l’enfant est mis en quarantaine à la suite d’un test positif ou d’une recommandation de quarantaine en raison d’un contact à haut risque.
 
Le travailleur qui a recours à ce droit doit en informer immédiatement son employeur.
 
Il doit remettre les attestations nécessaires à l’employeur. Plus précisément :
  • un certificat médical confirmant la mise en quarantaine de l’enfant ; ou
  • une recommandation de mise en quarantaine émise par l’autorité compétente ; ou
  • une attestation de la crèche, de l’école ou du centre d’accueil de personnes handicapées.
 
Outre l’école ou l’établissement, un médecin ou une instance compétente (par exemple, le centre d’encadrement pour élèves en communauté flamande) peut délivrer une attestation ou une recommandation.
 
Le travailleur a droit, à charge de l’ONEM :
  • à des allocations de chômage temporaire pour cause de force majeure ; et
  • au supplément de 5.98 EUR par jour de chômage.

Attention! 
Si l'enfant doit être mis en quarantaine ou ne peut pas se rendre à l'école/la crèche parce qu'il est parti en voyage avec le(s) parent(s) dans une zone rouge à l'étranger, le parent ne peut pas bénéficier d'allocations en tant que chômeur temporaire. Le départ vers une zone rouge n'est en effet pas un cas de force majeure. 

Dernière modification: 17/03/2022